Pour un acheteur. Le Département des Harnais vend trois documents : le dossier de décision, la pièce publiée, le contreseing. Ils sont produits par une chaîne d'agents que je construis et que j'opère seul, et relus par moi avant de partir. Ce que vous en faites : vous le présentez à votre direction, à votre acheteur ou à l'éditeur en face, et chaque ligne tient, parce que sa source est nommée, datée et jointe. Mon métier n'est pas le conseil en licences ; c'est la fabrication d'un document dont on peut vérifier chaque affirmation, sur les sujets où la décision se joue sur des textes : contrats, licences, règlements. Les sujets que je ne tiens pas, je les refuse ; la liste est sur Travailler avec moi.
Le Département des Harnais est un atelier d'auteur tenu par un seul opérateur, John Linotte, à Bruxelles. Il y construit, opère et théorise ce que doit être un harnais d'agents en production — avec ses sources, ses preuves et sa lignée théorique et ontologique. La position tient en une phrase : l'agentivité d'un système en production vit dans le code, pas dans le modèle. La thèse se gagne ; la garantie se construit.
La maison publie. Le Carnet suit l'actualité des systèmes d'agents — l'écart entre ce que l'industrie promet et ce qu'elle garantit. Les Essais argumentent la position, pièces et lignée à l'appui. Et chaque publication embarque ses preuves de fabrication — les traces, sous licence libre, de la chaîne qui l'a produite.
D'où vient le regard. Plus de vingt ans dans la restauration rapide, huit ans comme manager — les formations, les audits, les contrôles d'ouverture et de fermeture. Un univers où la qualité ne repose jamais sur le talent de quelqu'un : on n'y fiabilise pas le travailleur, on construit l'appareil — procédures, habilitation progressive, contrôle extérieur — qui produit un résultat constant à partir de composants variables. « L'agent est doué » n'y a jamais été un contrôle acceptable. C'est le regard que je pose sur les agents d'intelligence artificielle : un modèle de langage est un travailleur brillant et variable ; ce qui rend son travail fiable n'est pas son talent, c'est l'appareil qu'on construit autour. Et pour un travailleur qui agit à la vitesse de la machine, cet appareil ne peut pas être un classeur de procédures : il doit vivre dans la boucle d'exécution. Il doit être du code. C'est cela, un harnais.
La main et le jugement. Formé à l'infographie. La typographie, la palette et le filigrane de ce site sont de première main et prolongent vingt ans de travail visuel personnel — la généalogie est au colophon. Le harnais qui fabrique ces pages est un système Python construit et opéré ici. C'est la thèse au travail : parce que l'agentivité vit dans le code, chaque défaillance a une adresse — un fichier, une ligne, une fonction — où l'on peut se rendre, constater, corriger ; et la correction tient. Le harnais ne s'écrit pas d'avance, il sédimente. Chaque publication m'arrive avec son dossier de fabrication ; les agents et les verdicts du code ne remplacent pas le jugement humain, ils le préparent — ils le rendent exerçable à la vitesse de la machine. La validation finale, sur la pièce comme sur la façon dont elle a été faite, est humaine, et elle est ici.
Le code public. Ce harnais commence à essaimer. Quatre paquets Python publiés sur PyPI extraient des morceaux du système opérationnel ici : atomic-json-io (écriture JSON atomique temp+rename, garantie d'intégrité des fichiers d'état), hybrid-retrieval-scoring (rerank hybride BM25 + dense pour RAG), prompt-injection-sanitizer (filtrage adversarial sur l'entrée d'agents LLM), et harnais-web-extractor (extraction d'articles web avec fallback Playwright sur pages JS-gated). Les sources sont publiques sur GitHub, traces sous CC-BY 4.0. Ce sont des extractions, pas le système entier — l'appareil opérationnel reste tenu ici.